L’empreinte de l’Âme universelle chez les animaux

L’empreinte de l’Âme universelle chez les animaux

Par Jean-Marie Beduin

(Membre de la section Écologie de l’Université Rose-Croix Internationale)

Les mammifères étaient dotés d’avantages évolutifs comme le pelage, les soins apportés à la progéniture, qui leur ont permis de mieux s’adapter à ce nouveau climat. Les mammifères ont d’autres avantages évolutifs, entre autres leur cerveau dont le cortex est plus développé, en relation avec une augmentation considérable du nombre de neurones et de leurs connexions. La mémoire et le raisonnement y gagnent ainsi en efficacité.

Une autre nouveauté apparue chez les mammifères est le système limbique intervenant dans les émotions, la mémoire et les notions de plaisir-déplaisir. Comparés à l’hypothalamus, le système limbique et le cortex apportent l’affectivité et plus de finesse de gestion. La présence d’un système limbique chez les mammifères signe chez ces derniers la présence d’émotions.  La plus évidente des émotions animales est la peur, qui peut être vue comme une conscience que quelque chose dans l’environnement n’est pas bon pour l’animal et qu’il faut s’en éloigner. S’éloigner du danger est évidemment un avantage évolutif. Si la peur est la plus évidente des émotions animales, le monde scientifique s’accorde maintenant à reconnaître de nombreuses émotions animales jusqu’alors considérées comme typiquement humaines, telles que la tristesse, la joie.

Les scientifiques étudient les capacités des animaux, et plus le propre de l’homme s’amenuise. Les singes sont conscients d’eux-mêmes, ils ont de l’humour. Le rire, considéré depuis Rabelais comme le propre de l’homme, ne l’est plus vraiment. De très sérieux chercheurs ont montré que les rats rient quand ils s’amusent ou qu’on les chatouille1. Les rats rient en ultrasons, ce qui explique probablement pourquoi on ne l’avait pas remarqué jusqu’ici. Les rats rient et les souris sourient. […]  Cette constatation correspond bien à l’idée d’une âme universelle s’exprimant dans la multiplicité des êtres vivants, mais unique en elle-même.

Extrait de : L’évolution de la conscience à la matière.